Affaire Hervé Bopda: Les réseaux sociaux mettent en lumière une série d’agressions sexuelles.
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Le 19 janvier 2024, une affaire très houleuse a envahi les réseaux sociaux, faisant état d’un homme d’affaire dénommé BOPDA Hervé, l’impliquant dans une affaire des viols. Il se dit sur ces réseaux que le prédateur sexuel a violé plus d’une centaine des femmes au Cameroun, qui aujourd’hui réclament sa condamnation. C’est exactement un mois que NZUI MANTO, un influenceur et lanceur d’alerte camerounais sur sa page Facebook et Twitter a mis au grand jour cette situation dans l’une de ses publications. C’est dans ce sens que les autres activistes, après avoir pris connaissance notamment des blogueurs, hommes politiques et défenseurs des droits humains, vont se saisir de l’affaire en toute conscience et font de cela leur cheval de bataille en partageant à plusieurs reprises ces informations. Ainsi, l’affaire devient tout de suite virale sur les réseaux sociaux.

De prime abord, Nzui Manto dans sa publication relate qu’il a été contacté par une dame en anonymat intitulé «Publié tel que reçu», dit :« Je suis une jeune femme qui travaille dans la ville de douala plus précisément à bonapriso, je viens de me faire agresser à l’arme à feu par un dénommé HERVE BOPDA au carrefour Bonadoumahame à Bonapriso. J’etais au bord de la route avec une amie on attendait un taxi pour Deido et tout à coup ce monsieur gare et essaie de draguer l’une d’entre nous, je lui ai dis non on ne gare pas comme ça pour draguer une femme, il s’est offusqué et a commencé à lancer des paroles violentes comme quoi « saleté » etc. j’ai décalé pour ne pas l’écouter, il sort de son véhicule et vient et me donne une baffe au visage de toutes ses forces et quand j’ai pris une pierre pour casser son pare-brise histoire de me défendre, il sort l’arme de son dos et la pointe sur moi heureusement qu’il y avait des vigiles, ils sont venus à notre rescousse et il a pris la fuite avec son véhicule. Les passants ont reconnu le personnage comme quoi, il a l’habitude de faire ça aux femmes si elles lui donnent un refus ». Cette publication en moins de cinq heures de temps sur Facebook et Twitter, a fait réagir un grand nombre de plus de 2K soit pour la semaine 6K avec 10K de commentaires. En fait, c’est dans un esprit combatif que les internautes vont définir leurs objectif à travers ce hashtag #StopBopda mentionné soit dans les textes, en commentaires ou soit dans des vidéos etc… fait choquer un grand nombre de population, interpellant la justice de faire son travail. D’ores et déjà vif dans le sujet, plusieurs autres témoignages des femmes victimes s’en suivront. C’est en ce moment que le prédateur sort de son silence, réclamant son innocence, va jusque-là porter plainte contre sieure kareyce FOTSO, une artiste, NOURANE Foster, une député camerounaise ainsi que NZUI Manto à savoir la diffamation de nom par voie de communication électronique et complicité et menace de mort. À cet effet, il se pourrait que sa plainte aurait été rejetée et classée sans suite. A ces moments, les victimes préparèrent leurs plaintes pour déposer contre lui au commissariat de Douala Bonandjo. C’est ainsi qu’une enquête sera ouverte afin de tirer au claire cette affaire qui salit l’image du Cameroun, non seulement au niveau national mais aussi au niveau International.

Alors, le 31 janvier 2024, sieur Bopda est mis aux arrêts par la police judiciaire de cet établissement public et placé en détention provisoire en attendant la suite de l’enquête . Mais quelques jours plus tard, le présumé est déclaré coupable et transféré à la prison de New Bell, publie le journal Le360 Afrique.

In fine, violer une femme, c’est porter atteinte non seulement à ses droits mais aussi aux normes juridiques nationales (la constitution) et internationales (la commission des droits de l’homme et des libertés). Aucune personne n’a le droit de porter préjudice à autrui car des injustices de la sorte peuvent amener aux soulèvements. Cependant, les défenseurs des droits des femmes, des internautes, des politiciens, des journalistes etc…ont joué un grand rôle pour que la justice soit faite et que le présumé coupable soit derrière les barreaux grâce à leurs mobilisations à travers le partage maximum des informations sur les réseaux sociaux. Les réseaux sociaux ont effectivement eu gain de cause, car sieur Bopda est actuellement en prison pour ses crimes.

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