Comment les lois camerounaises traitent la liberté d’expression en ligne.  
590 vues .

Selon la constitution camerounaise du 18 janvier 1996, tout camerounais a droit à la liberté de communication, la liberté d’expression, la liberté de presse, la liberté de réunion etc… mais telle que, définit par la Déclaration Africaine des droits et des Libertés de l’Internet que « toute personne a le droit de ne pas être inquiétée pour ses opinions. Toute personne a droit à la liberté d’expression; ce droit comprend la liberté de chercher, de recevoir et répandre, sans considération de frontières, des informations et des idées de toutes sortes au moyen de l’internet et des technologies numériques. L’exercice de ce droit ne devrait être soumis à aucune restriction, sauf celles qui sont prévues par la loi, qui poursuivent un but légitime expressément visé par le droit international des droits de l’homme et qui sont nécessaires et proportionnés en vertu de ce but légitime.» . Mais nous sommes encore loin d’imaginer de vivre dans un tel lux ? ce qui explique que la liberté d’expression en ligne, ne pas un long fleuve tranquille. Lorsque l’on jette un coup d’œil au rapport de 2022 sur les libertés numériques dans les pays francophones publié par l’agence française du développement en collaboration avec protège QV, le Cameroun est noté 6/18 en matière de liberté d’expression, on se rend compte que des nombreuses lois qui favorisent la censure et limitent le type de contenu partagé sur les réseaux sociaux et restreignent la liberté d’expression.

Quels sont les cadres juridiques camerounais qui réprimandent ces notions ?

La loi du 12 décembre 2010 relative à la cybersécurité et la cybercriminalité prévoit des amendes et des peines de prison pour toute personne qui « diffuserait des informations qui ne sont pas en mesure de vérifier ». Cette loi incite la population à ne pas contester ouvertement les informations diffusées par le gouvernement. C’est pourquoi, nous avons connu dans le temps passé, des défenseurs des droits humains se faire arrêter, emprisonner et tabasser pour avoir partager sur les réseaux sociaux des informations fiables dévoilant la malversation financière de certains membres du gouvernement. Soumis aux enjeux de la liberté d’expression, les individus sont pénalement (la loi N°2016/007du 12 juillet 2016) intimidés aux activités en ligne, en particulier celles qui sont protégées par les normes internationales relatives aux droits humains. Toutefois dans les faits, le pays est régulièrement accusé d’attaque aux libertés fondamentales dans les crises (anglophone, Boko haram etc…) qu’il subit depuis ces dernières années. À cet effet, nous avons connus des séries d’arrestations et des tortures des journalistes eu égard de leurs publications sur la toile. À ce propos, la journaliste Mimi Mefo Takambou à la suite d’un tweet, a été arrêtée et placée en détention en 2018 pour « diffusion de fausses informations ». En fin en 2019, le journaliste anglophone Samuel Wazizi a été accusé de terrorisme puis arrêté par les autorités. Il serait décédé en détention après avoir été torturé.

 

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués avec *.